Pour vous aider à prier ce 1 er dimanche de l’Avent – Année B

Classé dans : Homélie | 0

Prière universelle

proposée par une paroissienne pour ce dimanche.

« Dieu est fidèle », nous dit St Paul. Forts de cette assurance, prions pour tous nos frères.

  1. Le temps de l’Avent nous prépare à Noël. Pour que l’Eglise fasse entendre l’Evangile et appelle à retrouver le vrai sens de cette fête, Seigneur nous te prions.
  2. Le monde actuel nous semble bien loin du dessein de Dieu. Pour les responsables politiques et associatifs devant se soucier du bien commun, Seigneur nous te prions.
  3. Le Seigneur nous appelle à la vigilance, Il veut réveiller la grâce de notre baptême, notre faim de sa parole et de l’eucharistie. Pour que ce temps de l’Avent soit fécond et nous ouvre aux attentes des plus petits, Seigneur nous te prions.
  4. La nuit des inquiétudes, de la peur et des divisions saisit des proches, des voisins, des familles. Pour que leur soit donné l’Esprit de force, d’amour et de raison, Seigneur nous te prions, par l’intercession de Marie et Joseph. Seigneur notre Dieu, accueille avec bonté nos supplications. Que ce temps de l’Avent renouvelle notre foi, affermisse notre espérance et ravive notre charité. Nous te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

 

Homélie sur l’évangile de saint Marc 13, 33-37

Bonne année ! Oui, oui, chers sœurs et frères je vous souhaite dès ce 29 novembre une bonne année … liturgique. Une nouvelle année liturgique commence en effet ce dimanche, dans laquelle nous suivrons l’Évangile de Marc. Nouvelle année qui commence, comme tous les ans, par le cadeau du Père qui nous envoie son Fils. Son Fils dont nous savons qu’il mourra et ressuscitera. La Nativité annonce Pâques.

Avec la nouvelle année liturgique débute l’Avent. Le premier dimanche de l’Avent nous invite à veiller. Veiller pour attendre et préparer la naissance de Jésus. Mais au-delà, veiller aussi pour attendre et préparer le retour du Fils de l’Homme.

Il est de coutume au début de chaque année de prendre une bonne résolution qui nous suivra toute l’année. La finalité d’une bonne résolution est de redresser une mauvaise habitude, un point sur lequel nous voulons faire un effort. Quel choix vais-je faire cette année ? Sur quel point concret mon effort va-t-il porter ? Isaïe, dans la 1ère lecture, nous donne une idée. Il nous rappelle que le péché nous guette, qu’inlassablement nous nous écartons de Dieu, voire que nous sommes en rupture avec lui : « Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? ». Ou comme le dit St Paul (Rm 7, 19) « Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » Comme souvent, l’Évangile nous apporte une réponse. Aujourd’hui le message de Jésus est de veiller. Veiller pour ne pas s’endormir, pour ne pas s’éloigner de Dieu, pour ne pas oublier Dieu. Marc veut tellement insister sur le message de Jésus, qu’il place trois fois le mot veiller dans son passage : au début, au milieu et à la fin. C’est dire l’importance du message de Jésus. Avez-vous remarqué la progression de ton ? « Prenez garde, restez éveillés », puis « veillez donc » et enfin « Veillez ! » La première citation est de l’ordre d’une mise en garde, d’un avertissement, la seconde citation est plus insistante, alors que la dernière est nettement de l’ordre de la supplication ou de la consigne forte. Jésus VEUT que nous restions éveillés. Veillons pour attendre et préparer la venue de Jésus.

Le passage de l’Évangile de Marc de ce dimanche se situe juste avant le début du récit de la Passion. Il clôture la prédication de Jésus. Ce passage peut donc être entendu comme la dernière consigne que nous laisse Jésus. Comme des parents qui confient de jeunes enfants à leurs grands-parents : « tu feras le service à table, tu ne te réveilleras pas trop tard … et surtout tu seras bien sage ! ». La dernière consigne est celle qui couronne tout ce qui a été dit avant, celle qui est indispensable pour bien appliquer les conseils donnés précédemment. Jésus nous exhorte dans sa dernière consigne à veiller. Mais pas en restant passif comme lorsqu’on attend un train ou un bus. Jésus le précise, il nous a fixé notre travail. «C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, ». L’homme partit en voyage dans le texte de Marc, c’est Jésus qui est parti à l’Ascension et qui reviendra à la fin des temps. Jésus nous dit avec insistance de veiller, mais il nous dit aussi d’entretenir la maison. Pour cela il nous donne tout pouvoir. Quel cadeau ! Ce qui est remarquable est l’immensité de sa confiance ! il ne pense pas nécessaire de laisser un intendant pour faire travailler ses serviteurs, chacun connaît sa mission liée à ses capacités à ses charismes.

Aujourd’hui, nous les baptisés, les serviteurs actuels de Jésus, sommes-nous conscients du travail que notre maître nous a confié ? Sommes-nous conscients qu’il nous a confié sa Maison en attendant son retour ? Restons éveillés et nous ne nous assoupissons pas. Prendre soin de la Maison, c’est-à-dire de l’Église ? c’est-à-dire de l’assemblée des baptisés ? Pas seulement. De tous ceux dont Jésus a été le prochain. Rappelons-nous l’évangile de la semaine dernière : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Et aussi, des propos de François dans Laudato Si, nous invitant à prendre soin de la maison commune, de « chaque personne qui habite cette planète ». La maison est immense, ses habitants innombrables … quelle mission, quelle responsabilité, quel cadeau !

Veillons pour attendre et préparer le retour du Seigneur

En ce premier dimanche de l’Avent, Jésus nous invite, nous incite, nous demande de veiller. Tous ceux qui sont, ou ont été, amenés à veiller savent que pour ne pas s’endormir il faut être actif, trouver une occupation qui fait bouger. Prenons le temps cette semaine de discerner quelle est cette occupation, ce travail confié par le Maître pour entretenir la maison commune dans l’attente de Son retour.

Christian Claverie, diacre

 

 

Note sur l’Avent : ne nous laissons pas voler notre espérance !

Seigneur, comment viens-tu ? en ces temps difficiles… ?

L’Avent est d’abord le temps de préparation spirituelle à Noël : « Réjouissez -vous… Le Seigneur vient vous sauver »… où nous prenons conscience de notre élection par Dieu.

C’est la grande attente du Sauveur pendant laquelle nous redécouvrons toutes les dimensions de l’espérance chrétienne, où nous nous remettons dans la perspective de la promesse de Dieu de nous faire parvenir à la joie éternelle, quand nous Le verrons face à face.

C’est aussi le temps où l’Église prend conscience du grand cadeau accordé à l’humanité : le salut déjà accompli en Jésus-Christ, celui que Jésus inaugure par sa mort et sa résurrection. Son Royaume est un royaume de paix, de bonheur, de plénitude, déjà là, mais pas complètement.

Enfin, c’est le temps de l’attente du Jour de Dieu, du déploiement définitif et universel de la victoire de Christ, quand Il reviendra dans sa Gloire pour nous prendre définitivement avec lui. Soyons attentifs, veillons…

« Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Mais cette heure, nul ne la connaît, ni les anges du ciel, ni le Fils, personne sinon le Père (Marc 13) ». « Prenez garde, veillez (au sens de « restez éveillés »), car vous ne savez pas quand ce sera le moment ».

Si notre foi n’est pas éveillée, reconnaîtrons-nous le Seigneur ? C’est donc un appel à combattre les tentations, à être sur nos gardes, dans un discernement continuel afin que la foi grandisse en toute liberté. Mais être éveillé dans sa foi, c’est aussi veiller sur la beauté de la maison, sur la splendeur de l’Eglise que le Seigneur nous confie. Veiller, c’est être fier de sa foi, de la foi de l’Eglise, c’est se réjouir quand l’Eglise grandit en ses enfants, quand elle reçoit en son sein de nouveaux catéchumènes et baptisés. Les paroles de saint Bernard (1090-1153), dans Visites du Verbe, Sermon 74 sur le Cantique des Cantiques, peuvent nous aider à considérer le temps de la surprise de Dieu…Dieu nous surprendra, et l’on pense sans doute en premier lieu à la mort qui peut surgir soudainement…mais pas seulement… ! Entendons la venue du Verbe en notre âme, de manière joyeuse. Il s’agit de la visite de l’Époux, qui vient illuminer l’esprit et enflammer le cœur… écoutons saint Bernard… :

« Des mouvements de départ et de retour du Verbe ont effectivement lieu dans l’âme. Jésus Lui-même a dit : “Je m’en vais et je viens vers vous” (Jn 14, 28) et “Encore un peu et vous ne me verrez plus, et puis un peu encore et vous me verrez”(Jn 16, 16). Mais que ce peu dure longtemps ! Mon Seigneur, appelles-tu court ce temps que nous passons sans te voir ? Ce temps est long, beaucoup trop long…

Je veux dire comment cela se passe en moi… Je l’avoue, je suis insensé de dire ces choses (2 Co 11, 21), le Verbe est venu en moi, et plus d’une fois : S’Il y est entré fréquemment, je n’ai pas toujours pris conscience de son arrivée. Je L’ai senti en moi et je me rappelle sa présence. Quelquefois j’ai même dû prévenir son entrée, mais jamais je ne l’ai sentie, pas plus que son départ (cf Jn 3, 8). D’où est-Il venu en mon âme ? Où est-Il retourné en la quittant ? Par où a-t-Il pénétré ? Par où est-Il sorti ? Aujourd’hui encore, je l’ignore… … Explorateur curieux, je suis descendu au fond de moi-même, et je L’ai trouvé plus bas encore. J’ai regardé dehors, et je L’ai découvert au delà de ce qui m’est le plus extérieur ; je me suis tourné au-dedans : Il m’est bien plus intime que moi-même. …

Si ses voies sont aussi insaisissables, vous me demanderez comment j’ai pu savoir qu’Il était là. C’est que « le Verbe est vivant et efficace » (He 4, 12) ; dès son entrée en moi, Il a réveillé mon âme endormie ; Il a remué, adouci et blessé mon cœur, mon cœur de pierre, mon cœur malade. Il s’est mis aussi à défricher et à détruire, à bâtir et à planter (cf Jr 1, 10), à arroser les terres arides ; Il a éclairé les recoins obscurs ; Il a ouvert ce qui était fermé ; Il a enflammé ce qui était froid, et mon âme tout entière ne pouvait que bénir le Seigneur et tout mon être louer son saint Nom (cf Ps 102). »

Bel Avent, dans l’espérance en présence du Verbe de Dieu, qui vient, qui EST.

Frère Bruno.

 

 

Prière de la messe en temps de pandémie

Seigneur Dieu, en tout danger tu es notre refuge ;

dans la détresse, nous nous tournons vers toi

et nous te prions avec foi :

regarde avec compassion ceux qui sont dans la peine,

accorde à ceux qui sont morts le repos éternel,

à ceux qui sont en deuil, le réconfort,

aux malades, la guérison,

aux mourants, la paix,

au personnel soignant, la force,

à ceux qui nous gouvernent, la sagesse,

et, à tous, le courage de progresser dans l’amour ;

ainsi, pourrons-nous ensemble rendre gloire à ton saint Nom.

 

Prière pour obtenir les fruits de l’Esprit-Saint

Seigneur, donne-moi la charité qui espère tout et endure tout.

« Donne-moi une âme sainte qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir » (cf saint Thomas More).

Fais-moi la grâce de vivre avec les contraintes que je ne puis changer, par amour pour mon prochain, le plus proche et le plus lointain.

Ne permets pas que je me laisse dominer par cette peur démesurée qui pourrait envahir notre société, étouffer nos âmes et briser l’élan de la générosité.

Accorde-moi cependant la sagesse, l’humilité, la tempérance, la prudence.

Donne-moi créativité et audace, afin que je trouve le bon chemin pour être proche des autres avec un coeur confiant et ouvert.

Donne-moi la joie et la paix, la bonne humeur et la simplicité, pour les diffuser comme un fruit de mon offrande et de mon sacrifice.

« Donne-moi l’humour, pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres » (cf saint Thomas More).

Fortifie-moi pour accomplir les tâches héroïques du quotidien avant de rêver à des choses extraordinaires.

Aide-moi à demeurer dans ton amour comme tu demeures en moi.

Donne-moi d’aimer ma maison et mes proches, toi qui es toujours au milieu de nous et qui te plais à habiter chez nous.

Tout ce que je te demande pour moi, je te le demande aussi pour tous les hommes, surtout ceux qui peinent et souffrent, ainsi que ceux qui sont à leur service.